Thèses de doctorat

En cours

Noëlle Delbrassine 

À la racine du chantier « Histoir(e)s de la philosophie », cette thèse entend explorer le potentiel didactique des procédés narratifs employés par les philosophes de la tradition. Elle se développe actuellement autour de trois axes majeurs :

  1. une réflexion sur la discipline d’Histoire de la philosophie (qu’enveloppe cette discipline ? quels sont ses enjeux ?) ;
  2. une réflexion sur les histoires de la philosophie (comment « raconte-t-on » la philosophie ? mises en scène et en récit du matériau philosophique par les philosophes) ;
  3. une enquête sur l’emploi de tels procédés dans le cadre spécifique de l’apprentissage et de la pratique de la philosophie avec le public jeune et/ou novice.

En projet

Aurore Compère 

Que fait le corps à la philosophie ? En expérimentant des activités qui mettent le corps en jeu de différentes façons, nous chercherons à montrer qu’on ne philosophe pas pareillement en bougeant de telle ou telle manière. Quelle philosophie pour quelle activité, quelles pensées dans tel ou tel état de corps ?
Nous tiendrons compte des évolutions récentes et innovations qui verront le jour dans les prochaines années, cruciales concernant cette question tant le croisement de l’émergence du distanciel via les TICE, de l’engouement pour les NPP et de l’influence grandissante des pédagogies actives produisent de pratiques qui gagneront à être analysées sous l’angle du rôle qu’elles font jouer au corps, et des expériences physico-philosophiques qu’elles créent. 

 

Travaux de Fin d'Études

Théo Charlier – défendu en août 2020

Qu’est-ce que la philosophie fait au corps ? Me servant de Nietzsche comme masque, je cherche à montrer l’existence d’une autre philosophie et de son imperceptible censure par son institutionnalisation. Cet autre philosophie est la philosophie somatique, celle qui mesure la qualité philosophique non pas par rapport à un degré de cohérence, de complexité ou d’originalité, mais par l’intensité qui lui est liée. Mettant en évidence la brutale discrépance entre le geste philosophique de l’auteur et son héritage dans l’histoire de la philosophie, je cherche à montrer l’irréductibilité de l’expérience philosophique à sa mise en discours. Devant l’impossibilité de la transmission d’une telle philosophie par les moyens habituels, je soutient alors avec le père de Zarathoustra la nécessité de penser de nouvelles manières d’initier à la philosophie par des pratiques qui mobilisent consciemment le corps.

Consultable intégralement ici.

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