Présentation : Enseigner la philosophie et la citoyenneté à partir d’ateliers créatifs

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Catherine Buhbinder, Enseigner la philosophie et la citoyenneté à partir d’ateliers créatifs, Edition Chronique sociale, 2017

La première partie de mon livre est d’abord écrite en « je ». Si le métier d’enseignant est un métier difficile car il touche à l’humain, qu’il s’élabore dans la mission de transmission et qu’il interroge la question des générations, il y a peu de professeur qui prennent la plume pour écrire sur leur pratique professionnelle. Les ouvrages pédagogiques proposent le plus souvent des théories ou méthodes que l’on invite les autres à appliquer, copier, … Alors que c’est dans l’exercice personnel, l’expérience et la réflexion de chacun d’entre nous que nous pouvons, les uns pour les autres, les uns avec les autres, créer notre propre manière d’enseigner. Le livre qui est proposé ici est d’abord un travail d’écriture aussi modeste qu’intime, dans lequel je tente, d’abord pour moi-même, de faire le tour de mon métier d’enseignante, le tour de ce cours de morale (aujourd’hui CPC) si complexe et passionnant dans l’enseignement secondaire supérieur de la Fédération Wallonie Bruxelles.  Professeur depuis 25 ans, je n’hésite pas à parler de mes difficultés, mes peurs, mes rêves, les malentendus, mes obsessions, mes joies. J’y affirme toute la distance qu’il y a entre ma confiance irrépressible en l’élève, mon souci d’égalité, la grande valeur que je donne à l’enseignement scolaire, et une réalité parfois bien étriquée, d’un cours au statut ambigu, d’une salle des professeurs peu organisée, d’une école inadaptée en général, d’un sens de l’éducation uniformisant et sclérosé, etc. Je pense que mes collègues se reconnaîtront dans ce besoin de donner sens et humanité à notre réalité quotidienne. En ce sens, mon livre est une sorte d’invitation à ce que chacun fasse également son propre travail d’écriture et d’introspection, afin que les professionnels de l’enseignement soient enfin bien plus entendus et bien plus impliqués dans les décisions pédagogiques qui les concernent. On demande souvent aux élèves d’être « parties-prenantes » de leur enseignement, mais, il me semble qu’il faudrait que nous commencions par nous-mêmes, en tant que professeurs, en tant qu’adultes.

Toujours est-il que nous avons